Cette article est de la catégorie Services et du dossier Identity ManagementCoopérations internationales

Travailler pour l'Europe – travailler pour la Suisse

En participant à des projets de gestion d’envergure internationale, SWITCH ouvre l’accès aux projets de recherche phares.

Texte: Ann Harding, publié le 03.08.2016

Tout le monde connaît le CERN, une institution de recherche de haut niveau reliée à la Suisse. Beaucoup d'entre nous ont certainement entendu parler du Human Brain Project ou de SwissFEL au Paul Scherrer Institut, qui soutient un large éventail de projets de recherche.
 Ce ne sont là que trois exemples parmi de nombreux autres. En effet, la feuille de route suisse pour les infrastructures de recherche comprend plus de 23 infrastructures de recherche d'une importance particulière, la plupart d'entre elles jouant un rôle clé, tant sur le plan national qu'international. En Suisse, la recherche internationale bénéficie du soutien des plus hauts niveaux du gouvernement. Le Conseil fédéral a ancré, dans sa stratégie 2010 relative à la formation, à la recherche et à l'innovation, que la Suisse devait se situer à la pointe de la recherche au niveau mondial. Cet objectif continue d'être une priorité jusqu'à la fin de la décennie, comme en atteste le message du Conseil fédéral relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2017 à 2020.

L'internationalité fait partie intégrante de l'enseignement supérieur, nous y participons tous et en profitons tous.

Lorsqu'en 2014 l'affiliation avec l'espace européen de l'enseignement supérieur a été menacée par les résultats du vote sur l'immigration de masse, plus de 30 000 personnes ont signé une pétition pour défendre l'accès de la Suisse à l'Europe. Leur credo: "L'internationalité fait partie intégrante de l'enseignement supérieur, nous y participons tous et en profitons tous."

Si l'internationalité fait partie intégrante du milieu universitaire, et les chiffres le prouvent, elle doit aussi faire partie intégrante des infrastructures technologiques qui soutiennent le monde universitaire.

Depuis 2013, SWITCH a dirigé des activités de développement de service pour l'AAI au niveau mondial dans le cadre de plusieurs projets GÉANT. Parallèlement, l'initiative Swiss edu-ID (voir également le dernier paragraphe de ce texte) a passé d'une idée à un prototype et se trouve maintenant en phase de réalisation du projet. Avec le lancement du dernier projet GÉANT, le concept Swiss edu-ID se profile comme le développement de technologie européen de la nouvelle génération. Par conséquent, en travaillant pour GÉANT, SWITCH travaille en fait pour la Suisse.

Les services de recherche de SWITCHaai qui rejoignent eduGAIN possèdent une solide expérience en ce qui concerne l'obtention des attributs dont ils ont besoin.

Il est évident que la participation dans la recherche internationale est importante tant au niveau financier que stratégique. SWITCH est l'un des membres fondateurs du service d'interfédération eduGAIN et encourage activement les universités à rejoindre ce service, afin de permettre aux utilisateurs d'accéder aux services de recherche internationale. eduGAIN impliquant de nouvelles fonctionnalités, SWITCH est aussi en première ligne concernant le design et la mise en œuvre . SWITCHaai soutient notamment la publication d'attributs à travers la méthode de "catégorie d'entité" afin de minimiser les règles et d'intégrer cette assistance directement dans l'outil de registre de ressources de base. Cela facilite l'usage de SWITCHaai pour les universités suisses.

L'accent mis sur l'automatisation et l'intégration fournit aussi des exemples positifs pour les fédérations internationales, qui peuvent à leur tour appliquer des approches similaires. Plusieurs fédérations, dont les Etats-Unis, ont également adopté ou adapté le module UApprove développé par SWITCH. En d'autres termes, cela signifie que les services de recherche de SWITCHaai qui rejoignent eduGAIN possèdent une solide expérience en ce qui concerne l'obtention des attributs dont ils ont besoin.

En réglant les problèmes uniquement pour l'infrastructure suisse, nous n'avons pas encore réglé ceux des utilisateurs suisses.

Dans un avenir proche, SWITCH rejoindra SURFnet et d'autres RNRE ayant pour objectif la gestion des incidents informatiques au sein de l'identité fédérée internationale. Fin 2013, le CERN a soumis à SWITCH une proposition visant à améliorer la sécurité de l'identité fédérée et d'eduGAIN. En tant que partenaire GÉANT de premier plan, SWITCH a été en mesure de faire part de ces exigences à eduGAIN et de travailler ensemble avec le CERN et d'autres partenaires via REFEDs (une communauté de fédérations de recherche internationale) et AARC (un projet fondé par EC visant à développer un système interdisciplinaire intégré AAI, basé sur la production et des services d'accès fédérés déjà existants), afin de mettre en œuvre cette idée. Depuis ce début prometteur, une série de processus et de pratiques connue sous le nom de SIRTFI  (Security Incident Response Trust Framework for Federated Identity) a été créée. La mise en œuvre a commencé à eduGAIN dans le but de contribuer à plus de sécurité dans la recherche internationale et l'infrastructure de l'identité fédérée.

Et qu'en est-il de la dimension internationale de Swiss edu-ID mentionnée plus haut? La Swiss edu-ID, en tant qu'évolution de SWITCHaai, en est encore à ses débuts. Avec l'AAI classique, l'intégration des différents pays était un long processus, et l'interopérabilité au-delà des frontières constituait souvent une prestation supplémentaire plutôt qu'un module faisant partie intégrante du service de base. Ce type de critères, tels que l'interopérabilité entre les technologies, l'assurance évolutive, les identificateurs permanents, etc., ont été intégrés dans les exigences pour le développement à long terme de la Swiss edu-ID. Toutefois, en réglant les problèmes uniquement pour l'infrastructure suisse, nous n'avons pas encore réglé ceux des utilisateurs suisses. C'est la raison pour laquelle SWITCH a introduit le développement de "eduKEEP" dans le cadre du projet GÉANT Trust and Identity development, afin d'apprendre ensemble comment développer ce genre de service utilisable au-delà des frontières. Au cours des prochaines années, nous serons en mesure de faire évoluer ce concept en Europe, en passant de l'idée au prototype et au pilote, suivant ainsi le chemin tracé par la Swiss edu-ID.

L'auteur
Ann   Harding

Ann Harding

Ann has worked for SWITCH since 2007 and is currently in the AAI team. She leads the GÉANT project's Trust and Identity Development. Ann has gained third-level qualifications in Arts and Humanities and Computer Science and a Master’s qualification in Cultural and Media studies.

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