Trois hautes écoles suisses sur quatre sauvegardent leurs données dans le cloud souverain

Une seule cyberattaque suffit pour que des travaux de recherche soient perdus. Plus de 40 hautes écoles, totalisant plus de 100'000 utilisateurs, sauvegardent leurs données dans le cloud souverain de Switch. Pour l’Université de Neuchâtel, cela inclut également les données des étudiants.

Texte: Roland Eugster, publié le 06. octobre 2026

Photo du bâtiment de la Faculté des sciences de l'Université de Neuchâtel.
Université de Neuchâtel, faculté des sciences. Photo : Université de Neuchâtel

Une cyberattaque, un clic malencontreux, une sanction à caractère géopolitique : il suffit de peu pour qu’un article de recherche, une thèse ou une application IA disparaissent. Presque toutes les données des heutes écoles suisses se trouvent aujourd’hui dans le cloud, dont une grande partie sur Microsoft 365 (M365). Sans elles, une grande partie du pôle suisse de formation et de recherche serait paralysée.

Trois hautes écoles suisses sur quatre sont aujourd’hui parées pour faire face à de tels scénarios. Elles stockent leurs sauvegardes M365 dans le cloud souverain de Switch. En effet, en termes de gestion des risques, l’absence de contrôle sur ses propres données et une dépendance trop importante vis-à-vis d’un seul fournisseur ne sont plus acceptables.

La souveraineté numérique comme critère de référence

Joël Metzger est le directeur adjoint du service informatique de l’Université de Neuchâtel. À l’approche de la migration vers M365 s’est posée la question d’une solution de sauvegarde souveraine. Après avoir comparé différentes ptions, le choix s’est porté sur la solution de sauvegarde dans le cloud de Switch. Trois critères ont été déterminants :

  1. Simplicité d’utilisation pour la sauvegarde et la restauration
  2. Localisation des données en Suisse, idéalement chez un fournisseur suisse
  3. Prévisibilité des coûts sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans

Pour les petites équipes informatiques en particulier, la simplicité d’utilisation lors de la sauvegarde et de la restauration est déterminante. La restauration de structures de dossiers entières ou d’e-mails individuels s’effectue à la date et à l’heure souhaitées via une console de restauration en libre-service, aussi simplement et rapidement qu’en local. Même si le cloud Azure n’est pas accessible, il est possible de mettre en place un serveur Exchange localement avec un effort raisonnable, et les données restaurées restent utilisables.

Les questions de souveraineté numérique font l’objet de débats intenses depuis des années à l’Université de Neuchâtel. En tant que fondation des hautes écoles suisse disposant de centres de données en Suisse, Switch est un partenaire idéal. Autre avantage : l’Université de Neuchâtel fait partie du conseil de fondation et a son mot à dire dans les décisions stratégiques. « On sait tout simplement à qui on a affaire », explique Joël Metzger. Enfin, le prix était clairement plus avantageux que celui des solutions sur site et d’autres solutions cloud.

Aujourd’hui, les organisations qui utilisent le cloud dépendent davantage de prestataires individuels et ont de moins en moins de contrôle sur leurs données. À Neuchâtel, la souveraineté numérique est aujourd’hui une réalité. « Avant de mettre en place un nouvel outil informatique, nous évaluons toujours son impact sur notre souveraineté numérique. Si les données ne restent pas en Suisse ou en Europe, ou s’il n’est pas clair qui peut y accéder, nous refusons de l’introduire », souligne Joël Metzger.

Un effort supplémentaire pour les étudiants

Comme le laisse supposer l’attitude de Joël Metzger, l’Université de Neuchâtel va encore plus loin que d’autres hautes écoles. Outre les données M365 de ses collaborateurs, l’université sécurise également l’ensemble des données de ses étudiants. Le principe est aussi simple qu’évident : « Nous protégeons tout ce que nous avons. » L’e-mail est le canal de communication officiel des étudiants tout au long de leurs études. De plus, ils sont exposés aux mêmes risques que les collaborateurs de l’université, les enseignants ou les chercheurs, et peuvent tout autant être victimes de perte de données. « C’est précisément pour cette raison que je conseille à toutes les universités de sauvegarder, outre les données de leurs collaborateurs, l’ensemble des données de leurs étudiants dans le Switch-Cloud souverain », explique Joël Metzger. « Cela me procure un sentiment de sécurité. »

Neuchâtel montre la voie

Les travaux d’étude, les données de recherche et les rapports ont leur place dans un cloud souverain. L’Université de Neuchâtel en est un excellent exemple. La souveraineté numérique d’une haute école commence là où il garde le contrôle de ses données et peut agir de manière indépendante.

Communiqué aux médias
Cloud Services
Souveraineté Numérique
Roland E

Roland Eugster

Corporate Communications Manager

Switch

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